18.05.2010 – 11.06.2010
Exposition Collective SUR UNE FEUILLE DU PAPIER
Consacrée à la Journée de la culture bulgare et de l’écriture slave

Gravures des fonds de la Galerie des beaux-arts de Sofia. Cette exposition présente des dessins graphiques de 28 artistes – sélectionnés parmi les 3 300 œuvres, conservées dans le Fond de la Galerie des Beaux-Arts de Sofia. Sans avoir suivie une chronologie particulière, l’exposition reflète les différentes périodes du développement de l’art graphique en Bulgarie. Les œuvres présentées montrent les changements stylistiques dans l’art bulgare, ainsi que le développement dans l’utilisation des différentes techniques : aiguille sèche, eau-forte, lithographie, aquatinte, gravure sur bois, mezzo-tinto, pendant le 20ème siècle.

A.Panayotova – Atelier N.Raynov – Carrefour à Paris
( lithographie) (gravure sur bois)
La gravure obtient une place particulière dans l’histoire du développement des beaux-arts en Bulgarie. Ce développement s’avère particulièrement impétueux et fécond au cours des années 60, 70 et 80 du 20ème siècle, temps où la gravure bulgare marque des sommets. Elle est appréciée par ses mérites à des nombreux forums internationaux en obtenant des prix mondiaux. Ce n’est pas exagéré de dire que pendant cette période la gravure bulgare ouvre le chemin des découvertes plastiques dans les domaines des beaux-arts en Bulgarie.




Né à Sofia en 1941, Stanislav Stratiev y est décédé en 2000. Il a laissé une œuvre abondante et très variée : pièces de théâtre, romans et nouvelles, scénarios de films, pièces radiophoniques sans compter sa collaboration avec la télévision nationale. Il fut aussi le directeur littéraire du Théâtre de la Satire de 1975 à sa mort. Dans son œuvre théâtrale en particulier, son humour acéré et sardonique sert à merveille la satire qu’il fait de la société de son temps. Il adore les paradoxes ; il se plaît à déboulonner les éléments qui pourraient racheter une situation absurde et, à l’inverse, il traque l’absurdité qui se cache derrière la situation la plus banale. L’exemple le plus célèbre en est sa trilogie des années 70, Les thermes romains, Une veste de daim, Le bus, dans laquelle le personnage principal, Ivan Antonov, qui refuse le moule social en vigueur, se retrouve de plus en plus isolé et enfermé dans des situations inextricables. Ainsi, dans Les thermes romains comment se débarrasser des ouvriers qui démolissent tout son appartement parce qu’ils ont trouvé des vestiges de bains romains ? Ou comment sortir du labyrinthe bureaucratique dans Une veste de daim ? L’absurdité culmine dans Le bus : un trajet banal se transforme en véritable cauchemar.















