INSTITUT CULTUREL BULGARE

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FÉVRIER 2010

01.02.2010 – 19.02.2010

Exposition de Tzviatko OSTOÏCH

Aquarelles

 

TzviatkoOstoïch est né le 29/11/1958 à Sofia, Bulgarie. En 1984 il termine ses études supérieures à l’Académie nationale des beaux-arts à Sofia, spécialité « Illustration et présentation artistique du livre » dans la classe de prof. Christo Neykov et prof. Vladislav Paskalev. Depuis 1992 il travaille comme artiste-indépendant dans le domaine de l’illustration, l’aquarelle, le dessin, le design graphique et la publicité. Il a réalisé beaucoup de projets commandés par la Bibliothèque Nationale de Bulgarie, le Ministère de la culture, le Ministère des affaires étrangères, l’Agence nationale « Archives », ainsi que par des agences privées. Il est auteur du design graphique à de nombreux livres des éditions bulgares. Mr. Ostoïch est membre de l’Union des peintres bulgares. Depuis 1985 il participe à des nombreuses expositions collectives en Bulgarie et à l’étranger et a organisé deux expositions individuelles en Bulgarie et en Slovaquie.

PRIX

1988 – Prix à l’Exposition nationale pour illustration et art du livre.

1993 – Premier prix de design du livre à la Foire Internationale du livre à Sofia.

2006 – Premier prix de design du livre à l’Exposition nationale pour illustration et art du livre.


SPECTACLE POUR ENFANTS (A PARTIR DE 7,8 ANS) ET ADULTES

LE COFFRET MAGIQUE

 

Le coffret magique suivi du Petit train, Une vie de bouton, Madame Miranda et les souliers rouges, L’oie qui perdait ses plumes, La petite fille et la peur d’Ekaterina Dobrinova. Mise en scène et lumière : Stéphanie Correia. Conteuse : Ekatérina Dobrinova. Flûtiste : Alexandre Stocchetti. Costumes : Emmanuelle Thiébault.

 

Tous les soirs la petite Irmine ouvre le coffret déposé en bas de l’escalier pendant que sa famille dort paisiblement. « Un petit coffret était posé là. Des petits pieds, mais alors une allure de vrai grand coffre majestueux et imposant. Un coffret à secrets forcément. Les coffrets ça renferme toujours des secrets, ça les garde, les protège …Celui-ci il a du cachet, comme on dit, je l’ai vu brièvement, mais il s’est imposé à moi. En vérité c’est un coffret sage…Il appartient à une famille, qui lui a trouvé place au bas de l’escalier et ne se préoccupe plus de son existence. La mère, le père, le frère, la sœur, faisaient craquer tous les jours les marches, mais pas un ne s’y arrêtait. Seule la petite Irmine choisissait bien les moments les plus paisibles ou bien quand tout le monde était occupé, pour s’approcher du coffret. Elle l’ouvrait et découvrait à chaque fois comme si c’était la première fois, des perles rondes de toutes les couleurs et dont chacune contenait une histoire. Il suffisait d’en prendre une délicatement au creux de sa main, de souffler doucement dessus et une histoire se mettait en route… » Irmine va nous raconter l’histoire du petit train, du bouton, de Madame Miranda et les souliers rouges, de l’oie qui perdait ses plumes, et de la petite fille et la peur. Des contes pour petits et grands. Des contes philosophiques. Des contes poétiques. Des contes qui font grandir…

 

Stéphanie Correia. Metteur en scène et comédienne. Après une formation de comédienne avec Jean Brassat et des études universitaires en Arts du Spectacle à Paris VIII où elle travaille notamment avec Michèle Kokosowski, Claude Buchvald, Jean-Claude Fall et Stanislas Nordey ; Stéphanie Correia obtient une Maîtrise en Arts du Spectacle en 1996 où elle met en scène Capau Pire de Samuel Beckett. Intéressée par l’écriture anglo-saxonne, elle part en Angleterre et travaille avec la Cie Theatre West à Bristol en tant que comédienne et assistante à la mise en scène. De retour en France, elle se consacre à la mise en scène tout en continuant à jouer. C’est au Théâtre d’Ivry d’Antoine Vitez, qu’elle rencontre Elisabeth Chailloux et devient son assistante pendant deux ans. En 2001, Stéphanie Correia intègre le Théâtre Irruptionnel dirigé par Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, elle participe à la lecture de Gotha au JTN, joue dans Marcel B et joint le chantier La chanson de Roland à la Cité Internationale et au Studio Théâtre de Vitry. Stéphanie Correia va orienter son travail vers l’écriture contemporaine, elle met en espace Pas moi de S. Beckett au Depo à Londres ; Chambres de Philippe Minyana à la médiathèque d’Ivry dans le cadre d’une manifestation organisée par le Théâtre des Quartiers d’Ivry autour de l’écriture de Philippe Minyana; Mamie Ouate en Papoâsie de J. Jouanneau, mise en scène avec des marionnettes portées. Spectacle programmé dans le « In » au Festival Mondial de théâtre de la marionnette à Charleville-Mézières en 2003. En 2005, elle met en scène Anéantis de Sarah Kane, représenté au festival Archipel 118 à la MC 93. Elle participe en novembre 2005 aux Paris Ouvert organisé par Théâtre Ouvert, où elle propose la mise en espace de Portraits de Philippe Minyana. Dernièrement, elle a mis en scène Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon au théâtre de la salle des fêtes de Nanterre ainsi qu’à la maison des Métallos. Dans le cadre du Dess de mise en scène et dramaturgie à Nanterre (2004-2006) qu’elle obtient en 2006, elle a travaillé en tant qu’assistante à la mise en scène avec Philippe Decouflé sur le chantier intitulé : Le « Sombrero » (mai et juin 2005) et Bruno Boëglin pour la création Sur la grande route d’Anton Tchekhov aux ateliers Berthier (de janvier à mars 2006).

 

Ekaterina Dobrinova. Auteur et Comédienne. Elle est née à Sofia en Bulgarie, où elle commence ses premiers cours de théâtre à la Nouvelle Université Bulgare à l'école de Voskressia Vicharova. En 1992, elle arrive en France où elle est formée à l'école de La Comédie de Saint-Etienne et a comme intervenants: J.G.Nordmann, Yves Ferry, J.Echantillon, P.Vial, Mario Gonzales, C.Gagneux, R.Fichet. Elle poursuit également sa formation dans des stages dirigés

par Ariane Mnouchkine en 1997 et par Bruno Meyssat en 1999.

Depuis sa sortie de l'école de Saint-Etienne elle travaille en tant que comédienne avec différentes compagnies sous la direction d'I. Mounier, G. Perrot, B.Bompas, P.Coulan, A. Alain, A.Pialat, J.Boeuf à Lyon, Saint-Etienne et Toulouse.

Actuellement, elle dirige plusieurs ateliers de théâtre et d'écriture pour enfants et adolescents.

Depuis trois ans, elle écrit des contes pour adultes et enfants.

 

Alexandre Stocchetti. Musicienne et comédienne. A l'âge de 5 ans elle s'empare d'une flûte et quelques années plus tard découvre, en entrant à l'Ecole Normale de Musique de Paris, que l'on peut aussi en tirer des sons harmonieux. Sa rencontre avec Vicky Messica en 1995 lui ouvre l'horizon du théâtre. Après quelques pièces en tant que comédienne, elle retrouve l'univers musical à travers une série de concerts.

Tiraillée entre deux mondes c'est tout naturellement qu'elle accepte la proposition d'Ekaterina lorsqu’elle lui demande de participer à l'aventure du bouton.

 

Jeudi, 11.02.2010

DES LIEUX ET DES HOMMES

Cycle de conférences par René Meissel, Agrégé de l’Université.

 

VARNA

 

Non, ce n’est pas pour complaire aux agences de tourisme qu’après avoir visité deux villes plus ou moins vouées aux sports d’hiver et une troisième au thermalisme, il est proposé de nous rendre à l’autre bout de la Bulgarie : au bord de la mer Noire.

C’est, quoi qu’il en paraisse, pour évoquer dans le prolongement du portrait de Vladimir Dimitrov-Maistora deux personnalités de dimension internationale nées à Varna ou près de Varna. Tolstoïen comme d’autres Bulgares, Dimitrov-Maistora ? Peut-être. Mais c’est oublier la figure d’un homme dont la pensée et la pratique spirituelle sont allées au-delà de la pensée de l’écrivain russe vieillissant : Petar Danov, instruit en partie …aux Etats-Unis, et qui compte encore aujourd’hui des disciples dans le monde entier. C’est oublier que c’est un peintre déjà globe-trotter, Boris Georgiev, qui a conduit Dimitrov-Maistora à Rome en 1922, Boris Georgiev, influencé par le peintre russe Nicolas Roerich et par lui initié à la culture indienne, ami du poète Rabindranath Tagore, du jeune Nehru…et d’Albert Einstein.

Enfin Varna est la ville natale de l’historien contemporain Nicolas Todorov, dont la fille, Maria Todorova, poursuit aux Etats-Unis une brillante carrière universitaire d’historienne spécialiste du monde balkanique.

Et, puisqu’il est question d’Histoire, comment ne pas évoquer, images à l’appui, le riche passé de Varna, depuis le néolithique dont les hommes avaient acquis une étonnante maîtrise de la métallurgie de l’or jusqu’au port moderne, en passant par la fortune d’une colonie grecque et d’une cité romaine enrichies sans doute par le commerce du sel (entre autres) des mines de Provadia ?


 

19.02.2010

Le théâtre de Yordan RADITCHKOV ou l’imaginaire au pouvoir

Conférence par Mme Monique Prunet, agrégée de l’Université

 

 

Né en 1929 dans un village du nord-est de la Bulgarie (village englouti depuis par la construction d’un barrage), Yordan Raditchkov s’est éteint le 1er janvier 2004. Son œuvre littéraire est prolifique : nouvelles, romans, poèmes et une demi-douzaine de pièces de théâtre. Son imagination débordante, son intimité avec la nature et les animaux qui hantent ses forêts, son sens du loufoque et de l’absurde (ne l’a-t-on pas appelé le « Kafka de Sofia » ?) et la profonde empreinte du folklore bulgare donnent à son théâtre une originalité rare. Qu’il s’agisse, dans Janvier, des loups gelés qui, un à un, viennent remplacer sur scène les clients de l’auberge partis à la recherche de l’un des leurs ou, dans Tentative d’envol, de la montgolfière chargée de villageois qui atteint les nuages d’un paradis peuplé d’anges ou encore, dans Lazaritsa, d’un homme piégé dans un poirier sauvage par son chien enragé qu’il a manqué en lui tirant un coup de fusil et, par conséquent, condamné à vivre et à mourir dans l’arbre, Raditchkov ne cesse d’étonner et de divertir le spectateur.

 

Décrit comme un géant de la littérature bulgare, Raditchkov a su relier le présent et le passé, les traditions, le folklore et les réalités du présent et des transformations de la deuxième moitié du XXème siècle. Illustrée par des scènes extraites de Janvier et de Lazaritsa par les comédiens d’origine bulgare Tchavdar Pentchev et Mila Nestorova-Lolov, cette présentation tentera de rendre un hommage chaleureux à cette grande figure de la culture bulgare.

 

 

Janvier

(Debout à droite Hindo Kassimov, à gauche Konstantin Kotsev ;

Assis de gauche : Dimitar Mantchev et Nikola Anastasson)

 


Agrégée de l’Université (anglais), Monique Prunet a enseigné la Civilisation britannique contemporaine pendant la majeure partie de sa carrière à Paris-Sorbonne. Elle a également enseigné la Civilisation et la culture françaises aux Etats-Unis (Baltimore, Maryland) et à Londres (South Bank University). Son champ de recherches est le Théâtre anglais contemporain des années 60 à nos jours. Elle a publié de nombreux articles dans diverses revues de théâtre et a collaboré à plusieurs ouvrages de Civilisation britannique et de Théâtre. Elle a également fait partager les résultats de ses recherches théâtrales lors de colloques et congrès en France et en Angleterre.

 

Des liens familiaux (une belle-sœur bulgare) lui ont permis d’étendre son champ de recherches au théâtre bulgare contemporain. En collaboration avec une collègue et amie française, cette étude sur le terrain a abouti à la publication d’un N° spécial de Theatre Research International, revue spécialisée publiée en anglais par l’Université d’Oxford. Les multiples contacts et entretiens avec les dramaturges et les metteurs en scène contemporains ont permis à Monique Prunet de tisser et de maintenir des liens d’amitié chaleureux et de découvrir le monde fascinant du théâtre bulgare actuel. Ces contacts apparaissent d’autant plus précieux maintenant que certains nous ont quittés, tel Yordan Raditchkov en 2004.

 

Faire mieux connaître le théâtre de Yordan Raditchkov, dont l’œuvre littéraire atteint des dimensions mythiques, voilà un défi qu’il sera passionnant de relever.

22.02.2010 – 5.03.2010

Exposition documentaire

« L’Europe pour la Bulgarie »


Les territoires bulgares depuis l’antiquité jusqu’à nos jours à travers les atlas, cartes, gravures et livres de la collection de docteur Siméon Simov

Cette exposition a été élaborée à l’ordre de l’Institut Culturel auprès du Ministère des affaires étrangères de Bulgarie par la Direction Générale des Archives.

 

La collection a été assemblée par docteur Simov pendant de longues années. Le public bulgare a découvert ce travail inestimable par sa qualité artistique et historique en 1978 à peine, dès qu’à la Bibliothèque Nationale arrivent 30 cartes géographiques, un don du gouvernement allemand au gouvernement bulgare, de la part d’un certain Bulgare qui habitait ces temps-ci les pays de l’Ouest. C’est pour la première fois que le nom du docteur en médecine Siméon Savov est mentionné officiellement. Dans les années qui suivent il s’avère que le docteur Simov travaille depuis longtemps à la collection de cartes et atlas, puisque l’histoire de Bulgarie est sa plus grande passion. Petit à petit aux cartes et aux atlas s’ajoutent des gravures et des dessins. La collection s’agrandit et parallèlement à ça le désir du docteur Savov d’organiser une exposition qui puisse montrer le destin historique de Bulgarie à travers les documents artistiques conservés en Europe de l’Ouest. Sa décision est prise un peu plus tard - de laisser tout ce trésor aux archives de l’état bulgare. Et plus de vingt ans après, cette exposition qui est en possession de la Direction Générale des Archives – une institution nationale, gardien de la mémoire bulgare, offre toujours la possibilité de rappeler aux générations contemporaines le passé de la Bulgarie et d’attirer l’intérêt aux scientifiques européens sur cette partie de l’Europe.

 

Notes biographiques du docteur Simov : né le 25 octobre à Pernik, Bulgarie. En 1957 il finit ses études supérieures de médecine à Sofia. Il commence sa carrière professionnelle à Sofia, mais il quitte le pays et pendant plus de 50 ans il vit successivement en France, puis en Allemagne avant de s’installer définitivement en Italie. Dans la réalité il n’a jamais laissé son pays natal, par contre, depuis les années 60 son amour vers la Bulgarie est devenu une passion de collectionneur.