Janvier-février-mars-avril 2018

DOUBLE CALÉIDOSCOPE

EXPOSITION DE L'ARTISTE-PEINTRE LUBEN ZIDAROV

Peintures et aquarelles

du 23 novembre 2017 au 19 janvier 2018

 

112018L'exposition du grand artiste-peintre bulgare Luben Zidarov "Double caléidoscope" présente ses interprétations visuelles de deux époques politiques que l’artiste a traversé l'absurdité du "passé éclairé" du régime communiste en Bulgarie et la poétique ironique de la "transition infinie" de la société bulgare, depuis lors. L'exposition présente ses tableaux et aquarelles créés pendant les trois dernières décennies. Ses œuvres sont marquées par son style inimitable qui associel'humour, l’ironie, l'auto-ironie, les sujets fabuleux et le coloris, tous submergés dans la sagesse d'un penseur en images. Le commissaire de l'exposition est le critique d'art Philippe Zidarov.

Luben Zidarov est né le 23 décembre 1923 dans la ville de Véliko Tarnovo, en Bulgarie. Il fait ses études à l'Académie des Beaux-arts de Sofia. Zidarov débute sa carrière artistique en tant qu’illustrateur et pendant quatre décennies il œuvre dans ce domaine. Avec les années il devient l’un des plus grands illustrateurs en Bulgarie et le créateur d’un nouveau style moderne d’illustration pour enfants. Parmi les centaines de livres qu'il a illustré, il y a des ouvrages-phares de la littérature classique pour la jeunesse, tels que "Les mille et une nuits", les "Contes d'Andersen", "Tom Sawyer" et Huckleberry Finn", "L'île aux trésors".

Après avoir résidé à la Cité-des-Arts à Paris à la fin des années 70, Luben Zidarov revient à la peinture avec une exposition, intitulée "Autoportraits", qui fait sensation. Le naturel artistique de Luben Zidarov se caractérise par un humour particulier et imagé, enrichi par des fantaisies colorées et une scénographie féerique. Depuis des années il travaille activement dans les deux domaines, ce qui attire un public d'admirateurs et de connaisseurs, de plus en plus large. L’exposition „Double caléidoscope“ est constituée par des œuvres créées pendant la période des années 80 jusqu'à nos jours. Les plus récentes sont dessinées spécialement pour l'exposition à Paris.

Philippe Zidarov est né le 10 mars 1953 à Sofia. Il étudie l'histoire de l'art à l'Académie des Beaux-arts de Sofia. Puis il enchaine les spécialisations dans différents musées et instituts en Europe et aux États-Unis. Il est critique d'art, commissaire d'expositions et manager de galeries d'art. A la fin des années 80 il crée la Groupe artistique "La Ville" et organise la première grande manifestation d'art conceptuel en Bulgarie. En 1991-92 il est attaché culturel à l'ambassade de Bulgarie à Washington. Philippe Zidarov a été directeur de plusieurs galeries d'art dans le secteur public et privé. De 1997 à 2002 il est directeur de la Galerie des Beaux-arts de la ville de Sofia. Philippe est commissaire d'exposition de plusieurs grands événements artistiques en Bulgarie, dont le dernier est l'exposition "Directions - 120e anniversaire d'Ivan Milev", à la Galerie des Beaux-arts de la ville de Sofia en juillet-août 2017.

Exposition du 23 novembre 2017 au 19 janvier 2018

L'AUTOBUS

Tragi-comédie burlesque

Texte Stanislav Stratiev. Mise en scène Laurence Renn Penel

 

22018Dans un univers de bande dessinée, le spectacle est porté par une chorale d’acteurs, prisonniers dans une machine bringuebalante qui roule à toute allure. Les passagers, en prise avec la tyrannie du chauffeur, vont finir par s'insurger contre les dogmes du système, incarnés par le Raisonnable, l’un des passagers. Au moment où ils vont tenter de se révolter, le chauffeur s'arrête et fait demi-tour pour revenir à la case départ, neutralisant l’émeute. Tout rentre dans l’ordre. Le voyage forcé de ce microcosme vers une destination inconnue, va friser la catastrophe. Victimes de ce manipulateur, les mesquineries et lâchetés des uns et des autres vont aller jusqu’à provoquer le pire. Grande métaphore dе la vie politique et sociale en Bulgarie des années 80, L’Autobus manie avec jubilation l’humour, l’absurde et la dénonciation.

Avec la participation de: Raphaël Almosni (l’homme), Lionel Bécimol (le virtuose), Solal Forte (l’amoureux), Gabrielle Jéru (l’amoureuse), Laurent Lévy (le raisonnable), Natacha Mircovich (la femme), Gall Paillat (le déraisonnable), Christophe Sigognault (l’irresponsable), Marc Ségala (le paysan)

Traduction Athanase Popov, Collaboration artistique Sophie Meyer, Scénographie/lumières Thierry Grand, Costumes Cidalia Da Costa, Coiffures Julie Poulain, musique Stéphane Scott, Assistante mise en scène Elise Lebargy

 

Tarif préférentiel à 17 euros pour les Amis de l’Institut culturel bulgare, valable pour la période 9 janvier - 11 février

THEATRE 13/Seine. M. Bibliothèque F. Mitterrand

http://www.theatre13.com/saison/spectacle/lautobus

DISTRACTION, BIEN ORDONNÉE DANS LE CHAOS

Exposition de l’artiste-peintre STEFAN BOZHKOV

 

 

32018Peintre, illustrateur de livres, acteur, Stefan Bojkov est l’auteur des magnifiques lithographies d’une édition de poèmes de Robert Burns, qui fait partie de la collection permanente du Musée du poète en Ecosse. Il a le talent de dénicher les détails que les autres négligent – ces détails qui nous transportent comme par magie dans le temps, dans l’espace, à travers les distances. Un jour ici et ailleurs un autre. L’exposition actuelle présente des œuvres sur toile et papier, de techniques différentes, d’années différentes, de différents moments, états, rencontres, des expériences inspirées de contacts personnels, physiques ou spirituels. Des inspirations d’autres formes de l’art – la musique, la littérature, le théâtre et le cinéma, ou bien des images fixées dans l’instant ou l’espace. Un chaos d’idées et de sentiments.

Stefan est né dans la petite ville de Panagurichté en 1961, dans une maison où règne l’amour et retentissent les rires de ses trois sœurs. «….. Dans mon Panagurichté natal il y avait des ateliers de tapis. Quand j’étais gamin, j’observais les tisseuses qui entrelaçaient les fils de laine dans la trame qui s’ouvrait comme un portail. Pour moi ce mouvement était une représentation théâtrale de la beauté des formes féminines. Des années plus tard j’ai peint le tableau «Le kilim»…..».

Stefan fait ses études au Lycée des Beaux-arts de Kazanlak, dans la spécialité Peinture. «… Au lycée des Beaux-arts de Kazanlak j’apprenais à peindre, mais je récitais aussi et je faisais du théâtre. Plus tard à Sofia j’ai travaillé comme manutentionnaire dans une laiterie tout en suivant les cours de dessin. Je travaillais de nuit et je ne pouvais dessiner que les jours de congé. Je n’ai pas fait d’études à l’Académie des Beaux-arts… ».

Amateur de la beauté, il travaille et expérimente dans différents domaines des arts visuels. «…. J’ai connu mon grand ami à moi Kolio Karamfilov (1963- 2014) en 1985. Nous avons découvert que nous étions daltoniens tous les deux. Je ne distingue pas les nuances de vert et lui - celles du rouge. Alors nous avons décidé de traverser les rues ensemble, pour nous aider à distinguer les feux de la circulation. Puis nous sommes allés consulter un ophtalmologiste et après nous avons réalisé une exposition avec 11 tableaux sur lesquels chacun avait représenté ce qu’il avait vu lors de sa consultation chez le médecin....»

Stefan Bozhkov a participé aux expositions individuelles ou collectives en Autriche, Bulgarie, Belgique, France, Serbie, Espagne, Russie, Allemagne, États-Unis, Japon, Égypte. Il a réalisé un atelier et exposition à la prison pour femmes de Sliven.

Lauréat du Prix Sofia – pour son grand apport aux arts visuels, prix "La Plume d’or" de la Biennale internationale du livre et des illustrations, Belgrade, prix de biennales et triennales de graphisme en Bulgarie, Serbie, Belarus entre autres. Créateur, commissaire d’expositions et participant aux équipes des salons de la culture en Bulgarie et à l’étranger. Artiste free-lance, basé à Sofia,  Bulgarie

 

Exposition du 1 au 24 février. Vernissage le 1 février du 18h30 au 21h00

SOIRÉE MUSICALE,

 CONSACRÉE À PANTCHO VLADIGEROV

 

42018Si le grand compositeur bulgare Pantcho Vladigerov ne connait pas la renommée en France, qu’il mérite, il est en Bulgarie un artiste «incontournable» et pour cause! Compositeur, pianiste et pédagogue, il est le fondateur de l'école bulgare de composition et de pédagogie musicale. Parmi ses étudiants, on retrouve les meilleurs compositeurs bulgares. Pantcho Vladiguerov est né le 13 mars 1899 en Suisse, mais il passe toute son enfance en Bulgarie. C'est à l'âge de 10 ans, que Pantcho reçoit ses premiers cours de composition. Après la mort de son père en 1912, il part vivre à Berlin avec sa mère et son frère jumeau, où il rejoint la Staatliche Akademische Hochschule für Musik pour étudier la théorie musicale et la composition avec le professeur Paul Juon, ainsi que le piano avec Karl Heinrich Barth. En 1920, Pantcho est diplômé de l'Academie der Künste. Il remporte à deux reprises le Prix Mendelssohn de l'Académie (en 1918 et 1920). Ensuite, Pantcho travaille pour le metteur en scène Max Reinhardt au Deutsches Theater à Berlin, à la fois comme compositeur et comme pianiste (de 1920 à 1932). Il retourne à Sofia, où en 1940 est nommé professeur de piano, de musique de chambre, et de composition à l'Académie nationale de musique - renommée après sa mort en Académie Vladigerov.

Le style de Pantcho Vladiguerov est très riche et varié, il a composé notamment: un opéra, un ballet, de la musique symphonique, cinq concertos pour piano, deux concertos pour violon, des œuvres pour musique de chambre, 38 transcriptions de pièces instrumentales pour instruments et piano, cinquante arrangements pour concert de musiques populaires pour voix et piano/orchestre, vingt mélodies pour voix et piano, dix chorals avec piano/orchestre, de la musique de scène pour les pièces de théâtre du Deutsches Theater à Berlin, du Theater in der Josefstadtà Vienne, et du Théâtre National de Sofia. L'œuvre de Pantcho Vladigerov commence à être connue internationalement dans les années 1920, lorsque ses pièces sont publiées par l'Universal Editionà Vienne, puis enregistrées par la maison de disques allemande Deutsche Grammophon, pour enfin être jouées dans toute l'Europe et les États-Unis. En 1969, Pantcho Vladiguerov reçoit le Prix Herder. Sa Rhapsodie Vardar est jusqu’à ce jour considérée comme emblématique de la musique bulgare. Certains pianistes comptent ses compositions  pour piano dans leur répertoire. Pantcho Vladigerov est mort à Sofia en 1978.

Morceaux pour voix et piano, et œuvres pour piano seul seront interprétés par le pianiste Itaï Daniel et la soprano franco-bulgare Tania Ougrinov.

Présentation: Bruno Freitag, programmateur musical.

La manifestation est organisée dans le cadre de l’initiative « La nuit des instituts du monde » en partenariat avec la Radio RCJ et la Direction de l’Action culturelle

 

 

Le Mercredi 7 février 2018 à 19h30

Entrée libre sur réservation: 01 42 17 10 70 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

PAS VRAIMENT/ПОЧТИ

PROJECTION DU FILM COURT MÉTRAGE DE CLÉMENT SALZEDO

 

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Pas Vraiment (“Почти“), 9min, 2017. Réalisation : Clément Salzedo. D'après un texte de Thomas Richard. Décors: Clara Florès. Musique: Aram Abbas. Son : Florent Tupin. Langue : bulgare et français, sous-titré français

Quand Georgi aime, il aime. Alors il donne, il donne. “Pas vraiment” est une collaboration entre le jeune réalisateur français Clément Salzedo et les comédiens bulgares Dimitar Uzunov, Ivelina Ivanova et Tchavdar Pentchev. Nommé le David Lynch français, le réalisateur nous raconte une histoire d’amour si surréaliste que touchante et non sans une belle dose d’humour. Présenté en première à Arte Vilnius et à Meetings young european cinema à Sofia. Jamais diffusé à Paris. Distribution : Dimitar Uzunov, Ivelina Ivanova, Tchavdar Pentchev et la voix de Fanny Garin.

 

Clément Salzedo. Le centre de ses intérêts c’est de trouver de nouvelles façons de raconter des histoires. Il est auteur de courts métrages

clement

, de séries de photographie et d’installations vidéo. Il créé aussi des vidéos pour des spectacles de théâtre (« L'homme qui court » d’Angèle Peyrade).

 

 

 

 

 

tchavdarTchavdar Penchev. Après sa formation professionnelle à Paris, il démarre sa carrière dans des spectacles classiques et contemporains pour la compagnie "L'Équipe". En 2013, Tchavdar intègre la compagnie "C’est-pas-du-jeu" avec laquelle il joue dans "C’est au 5ème !" d'Anne Vantal, "De quoi parlez-vous ?" - cinq pièces courtes de Jean Tardieu et "La vie bien qu'elle soit courte" de Stanislas Stratiev. Actuellement il est sur scène dans « Chagrin pour soi » de Sophie Forte et Virginie Lemoine au théâtre La Bruyère à Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ivelina Ivanova. Après des formations de comédienne au Studio de Vitry Sur Seine et auprès de Jean Paul Denizonivelina, elle joue dans des pièces contemporaines et des spectacles jeune public. Elle a également tourné dans plusieurs court métrages et clips musicaux. Elle travaille comme professeure de théâtre pour enfants à Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimituruzunovDimitar Uzunov. Comédien et metteur en scène bulgare. Il est fondateur et mets en scène les spectacles de la compagnie de théâtre Famille Mundi (Paris) et co-fondateur d’Arte Urbana Collectif (Sofia). Il travaille actuellement entre Paris et Sofia et son dernier spectacle, « George Kaplan » de Frédéric Sonntag, dont il signe la mise en scène vient d’avoir sa première dans la capitale bulgare.

 

 

 

 

Projection en présence du réalisateur et des artistes, le 19 février à 19h00

LES KARASTOYNOVI

Exposition de photos d’archives de Bulgarie de la seconde moitié du 19e siècle et du début du 20e

 

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Le projet de cette exposition a été élaboré par le grand photographe bulgare et historien de photographie Ivo Hadjimichev - le créateur du programme Gipson. Quatre générations de photographes Karastoyanovi se sont succédé derrière l’objectif de la caméra pour immortaliser sur la pellicule des témoignages précieux des évènements marquants de l’histoire bulgare.Ainsi, ils nous ont légué des portraits de personnalités illustres, ayant marqué le sort de la Bulgarie de la fin du 19ème siècle au début du 20ème, mais également des archives visuelles sur la vie sociale et privée du Bulgare de cette époque. Plus que des témoins des évènements, les Karastoyanovi sont des géniteurs de la photographie bulgare en devenant. Ils comptent parmi les créateursde la Bulgarie moderne. Les images photographiques de l’exposition actuelle sont fournies par les Archives Gipson, les Archives nationales de Bulgarie et les archives personnelles de Bojidar Karastoyanov. Les collectionneurs américains Nelly et Robert Gibson sont les propriétaires d’une grande partie des photos de la famille Karastoyanovi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les débuts de la dynastie de photographes

atanaskarastoyanov

 remontent à Anastas Karastoyanov (1822-1880), fils du célèbre éditeur et commerçant d‘estampes Nikola Karastoyanov. Anastas devient photographe par hasard. En 1862, au cours de son voyage à Belgrade il rencontre le maréchal du Prince Michel Obrenovic, qui lui présente un nouvel art – la photographie. L’éditeur de Samokov, fortement impressionné, apprend rapidement le métier et achète le matériel nécessaire. Pendant 18 ans Anastas Karastoyanov sera photographe à la cour du Prince de Belgrade signant ses œuvres du patronyme Anastas N. Stoyanovic. Pour les amateurs des images en noir et blanc ses photos panoramiques de la capitale serbe ont une grande valeur sur le marché des antiquités. Après la Guerre de libération russo-turque, quand la Bulgarie obtient son indépendance, Karastoyanov revient au pays avec sa famille. Avec le temps ses fils Ivan et Dimitar se passionnent aussi pour la photographie. Anastas fait tout son possible pour leur assurer une éducation européenne. Ivan étudie la photographie à Vienne, Paris et Londres, puis il suit une formation militaire à l’École d’artillerie de Belgrade. Dimitar étudie à Paris et à Londres. Avec le temps la famille Karastoyanovi devient l’emblème de l’art photographique du Troisième royaume bulgare. Après le décès de leur père, Ivan et Dimitar continuent sur le même chemin. Plus tard, ils fondent deux studios à Sofia qui deviennent des lieux de rencontre pour l’élite intellectuelle de l’époque.

 

 

 

ivankarastoyanovEn 1896 Ivan Karastoyanov (1853-1922) ouvre son propre studio de photographie à Sofia, rue Samokovska (aujourd’hui. Graf Ignatiev). Il photographie les édifices de Sofia de la fin du 19e siècle, que la Mairie de Sofia rachète pour ses archives. Après les Guerres balkaniques (1912-1913) Ivan Karastoyanov est élu député à l’Assemblée nationale. Après la Grande guerre il devient président d’honneur de la première société photographique bulgare (1919).

 

 

 

 

 

Dimitar Karastoyanov (1856-1919) est un des premiers correspondants de guerre bulgares. Il a 56 ans quand il prend part aux Guerre

dimiturkarastoyanov

s balkaniques (1912-1913). Il possède du matériel rare pour l’époque – un appareil avec téléobjectif. Ses photos du premier avion de guerre utilisé par l’aviation  bulgare à Adrianopolis font le tour du monde et sont publiées dans The Daily Mirror, Illustrated London News et le journal français Illustration. Son talent est reconnu et il obtient la Médaille de la science et des arts (1886) ainsi que le Diplôme d’honneur de l’Exposition de Plovdiv (1892). Au début du 20e siècle, Dimitar Karastoynov inaugure son propre studio à Sofia, boulevard Tsar Osvoboditel, face à l’Ambassade d’Italie. Dimitar Karastoyanov a trois fils–Luben, Bogdan-Bontcho, et Bojidar.

 

 

 

 

 

karastoyanovbonchoLe fils de Dimitar – Bogdan Karastoyanov (1899-1962), que les amis appellent Bontcho, continu la tradition familiale. Il fait ses études au Robert Collège de Constantinople, puis, en 1919 il termine sa formation à l’École des officiers réservistes de Sofia. Il étudie la photochimie à l’École supérieure technique de Berlin - Charlottenburg et la photographie d’art à Paris où il travaille comme caméraman sénior dans un des studios les plus renommés - "Valerie". Bontcho hérite du talent de son père et son oncle qui recherchaient la pureté et la précision dans l’image. Ses photos sont publiées dans la presse européenne et mondiale. En 1927 il revient en Bulgarie et rejoint le "Photo club bulgare". Avec les autres membres de ce club il est parmi les premiers à photographier des nus en Bulgarie. Bontcho Karastoyanov est parmi les premiers à utiliser le procédé Autochromes Lumière. Du début des années 50 jusqu’à la fin de sa vie, il travaille comme caméraman. En 1954,  il filme un des premiers films bulgares présentés au festival de Cannes en 1957.

 

 

 

A 22 ans, Bojidar Karastoyanov(1903-1956) accompagné de son épouse Bojanka Bojilova, décide de partir vivre àbojidarkarastoyanov Paris dans le but de se spécialiser dans la photographie. Il étudie et travaille dans l’atelier d’un photographe parisien du nom de Manuel Frère. Après un an passé là-bas, il décide de repartir en 1927 à Vienne, guidé par cette même passion pour la photographie. En 1928, Bojidar Karastoyanov ouvre son premier atelier photo à Sofia, situé rue «Tyrgovska», puis rue «Legue», pour enfin être déplacé boulevard «Dondukov» des années 1932 à 1934. Il capture avec son objectif les portraits de personnalités bulgares illustres de la vie mondaine de Sofia. Il est même nommé photographe attitré du tsar Boris III, ce qui lui permettra par la suite d’être le seul photographe à capturer le mariage du Tsar avec Johanna Savoyska. Il se lance également dans la cinématographie et enregistre plusieurs témoignages et documentaires. En 1948, il part vivre à Pleven, où il continuera à créer et découvrira également sa nouvelle passion – le dessin.

 

 

Exposition du 5 au 24 mars. Entrée libre

 

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Au programme: Anonyme de XVI s. Pavanes; A. De Cabezon. Pavanes et variations; W. Croft. Suite N IV; Purcell. Ground; J. C. Saint-Saëns. Fantaisie; G. Arnaoudov. Psaumes pour Harpes et bande électronique, M. Tournier. Féerie.

Quatre harpistes bulgares Suzanna Klintcharova, Vessela Tritchkova, Iliana Selimska, Kohar Andonian – quatre femmes, quatre grands talents, réunis spécialement pour un concert exceptionnel à l’église Saint Merry à Paris. Le programme du concert du Quatuor de Harpes nous fera retracer et découvrir plus de six siècles de chef-d’œuvre, qui ont marqué cet instrument divin et qui demeurent représentatifs de la culture et de la spiritualité européenne. C’est également l’occasion d’écouter l'œuvre du compositeur bulgare contemporain Gheorghi Arnaoudov, qui nous rapproche des racines de la chrétienté et des vieux chants orthodoxes. À travers la virtuosité de leur interprétation, le Quatuor nous présentera le caractère unique de leur instrument.

Née à Sofia, Suzanna Klintcharova vit actuellement à Paris et à New York. Après ses brillantes études au Conservatoire National Supérieur de Sofia, et au Conservatoire Royal de Bruxelles avec Susanna Mildonian, elle se spécialise en musique française auprès de Pierre Jamet à Paris. Elle devient lauréate de plusieurs concours nationaux et internationaux. Soliste de grands orchestres tels que: Tokyo Metropolitan Orchestra, l’Orchestre National de Belgique, Sofia Philharmonic Orchestra, San Francisco Chamber Orchestra et bien d’autres. Ses récitals annuels au Carnegie Hall, sont d’ailleurs l’occasion pour Suzanna Klintcharova de faire connaître ses nouveaux enregistrements. Parallèlement à sa carrière de concertiste, elle accorde une grande importance à l’enseignement de la harpe. Ainsi, elle enseigne au Conservatoire de Neuilly et elle est Directrice de thèse à la Nouvelle Université Bulgare, où elle donne des masters classes depuis 2011.

Vessela Tritchkova fait sa formation d’harpiste auprès de Claudia Antonelli, qu’elle va suivre ses premières cours d’harpe. Par la suite, elle fera son Master à l’Académie de Musique de Sofia. Vessela devient soliste harpiste de la Philharmonie de Sofia en 2000 et fait partie de plusieurs orchestres étrangers, dont la Philharmonie de Belgrade, l’orchestre de la Ville de Thessalonique. Son répertoire très varié, lui a donné l’occasion de se produire sur plusieurs scènes à travers le monde. Elle a également fait plusieurs enregistrements d’œuvres majeures.

Kohar Andonian est née à Sofia. Elle fait sa formation instrumentale à l’école Nationale de Musique, puis son master à l'Académie Nationale de musique «Pantcho Vladiguerov». Sa carrière artistique est très riche, puisqu’elle se produit non seulement sur les scènes nationales, mais aussi en Italie, Allemagne,  Norvège, France, Suisse, Espagne, en Grèce…Elle devient par la suite, soliste à l’orchestre de l’Opéra National de Sofia.Depuis plusieurs années, Kohar enseigne à l’école de musique de la ville de Plovdiv. Son implication est telle, qu’elle recevra plusieurs récompenses pour son activité pédagogique.

Iliana Selimska grandit au sein d’une famille de musiciens. A l’instar de ses partenaires du Quatuor, elle fait ses études musicales en Bulgarie, à l'Académie Nationale de Musique «Pantcho Vladiguerov». En même temps, que sa formation d’harpiste, elle se spécialise dans le chant, auprès de la très célèbre Raina Kabaivanska. Puis, elle suit des cours auprès de Claudia Antonelli au Conservatoire de Musique de Rome «Santa Cecilia». En 1991, Iliana devient soliste à l’orchestre National de Radio Bulgarie. Elle se produit régulièrement à l’étranger et prête une attention particulière aux œuvres oubliées ou rarement interprétées, qu’elle fait découvrir au public bulgare au cours de ses nombreux concerts.

Concert, organisé avec le soutien du Fond National «Kultura» auprès du Ministère de la culture de Bulgarie

Concert, organisé avec le soutien généreux de:

 

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Concert Quatuor de harpes

Le samedi, 17 mars à 20h00

Adresse: Paroisse Saint-Merry. 76, rue de la Verrerie, 75004 Paris

Entrée libre

LEKARSKI, MANEV, OCHAVKOV

Exposition

de Andrey Lekarski, Nikola Manev et  Latchezar Ochavkov

 

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L’histoire de l’amitié des trois artistes, nés en Bulgarie en même année, Andrey Lekarski, Nikola Manev et Latchezar Ochavkov est magnifique et longue. Elle remonte aux années 40 du XXe, lorsqu’ils se sont rencontrés. Adolescents, ils sont admis à l’École des Beaux-Arts de Sofia. Après le service militaire, les trois amis passent avec succès l’examen du concours à l’Académie des Beaux-Arts à Sofia. Peu après, Manev et Lekarski réussissent à gagner la France. Ochavkov termine ses études à Sofia avant de les rejoindre. Tous les trois se retrouvent en fin des années 60 à Paris et partagent tout - logements, ateliers, resto étudiants petits boulots et la vie de bohème. Au début des années 70, Manev et Lekarski sont diplômés de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Paris et Ochavkov, de la Sorbonne (histoire et sociologie de l’Art). L’amitié résiste bien à l’épreuve de la vie. Manev et Ochavkov partagent souvent la même adresse. Lekarski accueille Ochavkov dans son atelier au bord de la Seine. Cela dure des années, bien que les trois artistes soient assez différents et que chacun suit son propre itinéraire. Les trois organisent des expos communes: l’exposition «Manev-Lekarski» en 1998 à Sofia, «Ochavkov-Manev» en 2008 à Varna ou «Lekarski-Ochavkov» en 2014 à Nogent-sur-Marne. L’originalité de l’exposition actuelle est que pour la première fois les trois exposent ensemble, comme pour montrer au public, à la fois, leur art et leur amitié.

 

 

Exposition du 29 mars au 20 avril

Vernissage de l’exposition le jeudi 29 mars du 18h30 au 21h00

LEKARSKI, MANEV, OCHAVKOV - TROIS ARTISTES, TROIS LIVRES

Soirée artistique, animée par la galeriste Mme Pascale Courbot

 

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Dans le cadre de l'exposition "Lekarski, Manev, Ochavkov" la galeriste Mme Pascale Courbot-Lehalle et l'Institut culturel bulgare présentent trois ouvrages consacrés aux artistes:

"Andrey Lekarski - L'art moderne bulgare. Noms" - présenté par Axinia Djourova. Textes en bulgare et en anglais. 48 pages, avec 35 reproductions couleur (peinture & sculptures) et photos de l'artiste. Edition Fond National "13 siècles Bulgarie", Sofia 2015.

"Manev - l'otage de la lumière"- monographie en bulgare d’Elka Niagolova et Valeri Pochtarov. 128 pages avec 80 reproductions et une importante documentation photographique. Edition "Science et l'économie" de l'Université de Varna, 2017.

"Latchezar Ochavkov"- monographie en français. Témoignage de vie et articles parus dans la presse française et internationale. 144 pages avec 155 reproductions et plusieurs photographies. Edition Warosha, Lovetch - Paris 2015.

 

Soirée artistique, le 12 avril à 18h30

Entrée libre

 

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HORIZONS RÊVÉS / LE CIEL EST ORANGE, LA MER EST ORANGE

exposition collective

 DE DJINA CHEMTOV  ET RADA TZANKOVA

 

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Cette exposition collective est une fusion du vocabulaire des expressions artistiques de deux artistes. Par leur présence, la féminité éternelle s’invite dans la galerie de l’Institut culturel bulgare. Une sensation émotionnelle, des écritures uniques, des styles bien personnels sont à la rencontre du visiteur.

"L'art, comme. C'est du moins l'idée qui s'impose au visiteur d'une galerie ou sont exposées les œuvres de Djina Chemtov.

 

Née à Sofia, Bulgarie, Djina Chemtov vit et travaille à Paris depuis 1980. «L'art, comme galerie où sont exposées les œuvres de Djinadjinachemtov Chemtov. 

On prend soudain conscience du côté solitaire du travail artistique. La solitude de qui regarde par une fenêtre, perdue dans ses pensées. La peinture est semblable à une fenêtre, voire une fenêtre dans la fenêtre. La création picturale est comme l'œil de la pensée. L'œil éclatant de la pensée qui illumine les champs, les arbres, les maisons, l'étendue des toits de la ville. Dans l'œuvre de Djina Chemtov, nombre de personnages se présentent de dos, déjà tournés vers la peinture. Mais même lorsqu'ils sont tournés vers l'extérieur, leur regard nous invite à voir le monde derrière eux. Ce seul regard nous met en relation non pas avec les champs, les arbres, l'étendue des toits de la ville, mais avec la texture de ceux-ci; cette alchimie subtile qui fait que la peinture semble s'élever à la rencontre de la lumière».  John Monahan

«L'oeuvre de Djina Chemtov transporte son lecteur dans un monde onirique qui est comme un arrêt sur image de la pensée. Le monde qui s'ouvre est statique,- paysage, forêt, nature morte, fenêtre ouverte sur la ville - mais contient un tel potentiel de réflexion qu'on le voit bouger mentalement, s'inscrire dans la conscience du personnage en attente qui lui-même est partie prenante de ce monde fragmenté, en partage les couleurs chaudes, les formes, la pose discrète. Venue d'une tradition qui la rapprochait du monde byzantin et de l'écriture des icônes, Djina Chemtov s'ouvre aujourd'hui vers une tradition plus française, marquée dans ses natures mortes par une influence de Cézanne, par une confrontation permanente entre un personnage pensif au premier plan et un paysage énigmatique. Les toiles de Djina sont de celles qui donnent à penser, qui ouvrent tout un champ de la mémoire et la font travailler, découvrant un espace nouveau dans la superposition des mondes du présent et du passé.» Marc Sagnol

 

 

 

radatzankova

« ….On entre dans la peinture de Rada Tzankova comme en un rêve. Elle développe sur des papiers raffinés un langage qui lui est propre, juxtaposant une multitude de touches d'une finesse extrême parfois associées à des lacs de peinture. Des zones denses s'associent à des vides inattendus, des ciels habités surmontent des plaines vides. Elle crée des paysages où l'onirique est toujours présent, des paysages empreints de familiarité et d'étrangeté. La fragmentation de sa touche gracieuse, l'utilisation de couleurs inattendues appellent la poésie de l'instant. Tzankova privilégie les petits formats, sans exclure le travail en grand comme en témoigne son projet "Mûrmobile", une œuvre destinée à l'espace urbain, comme un grand paravent mobile destiné à lier plutôt que de séparer. Rada Tzankova est un peintre de paysages. Ou plutôt peintre du dessin. Ou encore de l'instant rêvé…»  Nathalie Fiks

La peinture est entrée dans ma vie très tôt, j'ai commencé à peindre à l'âge de 5 ans, comme tout enfant, et j'ai continué par la suite. J'ai toujours trouvé fascinant qu'un bout de papier ou un morceau de tissu tendu sur du bois puissent devenir un support pour l'imagination et la réflexion, et ce depuis des siècles. Ce qui fait qu'un tableau est une œuvre d'Art et non pas un simple objet de décoration. Je suis née à Sofia et j'ai grandi dans une famille d'artistes, ma mère, Veni Kantardjieva était peintre et mon père Peter Tzankov est compositeur. Dès mon enfance j'ai été entourée par des peintures. Les compositions de piano de mon père accompagnaient mes heures de dessins. Maintenant la musique fait partie intégrale dans ma peinture, tout comme une poésie de Rumi pourrait m’inspirer, ou les images d'un western donneraient l'espace dans lequel vivent mes personnages. L'exposition "Peintures en mouvement" porte le titre d'une série de tableaux présentés à l’Institut culturel bulgare. Le thème qui m'habite en ce moment est comment faire bouger littéralement et au sens figuré une image fixe?Dans "Moving moutains" on peut échanger les places de droite à gauche des deux parties du tableau. Ainsi deux paysages avec deux atmosphères et des mouvements de personnages différents se composent. Le sens et les symboles s’inversent, se transfigurent -comme dans la vie, ça dépend du point de vue. La pluie se transforme en ruisseau qui coule vers l'océan menaçant qui envahit le paysage pour devenir une grande rivière calme. Le mouvement physique de mes peintures présentées ici est une première dans mon travail que je tiens beaucoup à vous faire partager, ainsi que la suite des peintures rondes.

Exposition collective de Djina Chemtov et Rada Tzankova du 26 avril au 18 mai

Vernissage le 26 avril 18h30 – 21h00

 

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