INSTITUT CULTUREL BULGARE

  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

2010

There are no translations available.

19.02.2010

Le théâtre de Yordan RADITCHKOV ou l’imaginaire au pouvoir

Conférence par Mme Monique Prunet, agrégée de l’Université

 

 

Né en 1929 dans un village du nord-est de la Bulgarie (village englouti depuis par la construction d’un barrage), Yordan Raditchkov s’est éteint le 1er janvier 2004. Son œuvre littéraire est prolifique : nouvelles, romans, poèmes et une demi-douzaine de pièces de théâtre. Son imagination débordante, son intimité avec la nature et les animaux qui hantent ses forêts, son sens du loufoque et de l’absurde (ne l’a-t-on pas appelé le « Kafka de Sofia » ?) et la profonde empreinte du folklore bulgare donnent à son théâtre une originalité rare. Qu’il s’agisse, dans Janvier, des loups gelés qui, un à un, viennent remplacer sur scène les clients de l’auberge partis à la recherche de l’un des leurs ou, dans Tentative d’envol, de la montgolfière chargée de villageois qui atteint les nuages d’un paradis peuplé d’anges ou encore, dans Lazaritsa, d’un homme piégé dans un poirier sauvage par son chien enragé qu’il a manqué en lui tirant un coup de fusil et, par conséquent, condamné à vivre et à mourir dans l’arbre, Raditchkov ne cesse d’étonner et de divertir le spectateur.

 

Décrit comme un géant de la littérature bulgare, Raditchkov a su relier le présent et le passé, les traditions, le folklore et les réalités du présent et des transformations de la deuxième moitié du XXème siècle. Illustrée par des scènes extraites de Janvier et de Lazaritsa par les comédiens d’origine bulgare Tchavdar Pentchev et Mila Nestorova-Lolov, cette présentation tentera de rendre un hommage chaleureux à cette grande figure de la culture bulgare.

 

 

Janvier

(Debout à droite Hindo Kassimov, à gauche Konstantin Kotsev ;

Assis de gauche : Dimitar Mantchev et Nikola Anastasson)

 


Agrégée de l’Université (anglais), Monique Prunet a enseigné la Civilisation britannique contemporaine pendant la majeure partie de sa carrière à Paris-Sorbonne. Elle a également enseigné la Civilisation et la culture françaises aux Etats-Unis (Baltimore, Maryland) et à Londres (South Bank University). Son champ de recherches est le Théâtre anglais contemporain des années 60 à nos jours. Elle a publié de nombreux articles dans diverses revues de théâtre et a collaboré à plusieurs ouvrages de Civilisation britannique et de Théâtre. Elle a également fait partager les résultats de ses recherches théâtrales lors de colloques et congrès en France et en Angleterre.

 

Des liens familiaux (une belle-sœur bulgare) lui ont permis d’étendre son champ de recherches au théâtre bulgare contemporain. En collaboration avec une collègue et amie française, cette étude sur le terrain a abouti à la publication d’un N° spécial de Theatre Research International, revue spécialisée publiée en anglais par l’Université d’Oxford. Les multiples contacts et entretiens avec les dramaturges et les metteurs en scène contemporains ont permis à Monique Prunet de tisser et de maintenir des liens d’amitié chaleureux et de découvrir le monde fascinant du théâtre bulgare actuel. Ces contacts apparaissent d’autant plus précieux maintenant que certains nous ont quittés, tel Yordan Raditchkov en 2004.

 

Faire mieux connaître le théâtre de Yordan Raditchkov, dont l’œuvre littéraire atteint des dimensions mythiques, voilà un défi qu’il sera passionnant de relever.

There are no translations available.

22.02.2010 – 5.03.2010

Exposition documentaire

« L’Europe pour la Bulgarie »


Les territoires bulgares depuis l’antiquité jusqu’à nos jours à travers les atlas, cartes, gravures et livres de la collection de docteur Siméon Simov

Cette exposition a été élaborée à l’ordre de l’Institut Culturel auprès du Ministère des affaires étrangères de Bulgarie par la Direction Générale des Archives.

 

La collection a été assemblée par docteur Simov pendant de longues années. Le public bulgare a découvert ce travail inestimable par sa qualité artistique et historique en 1978 à peine, dès qu’à la Bibliothèque Nationale arrivent 30 cartes géographiques, un don du gouvernement allemand au gouvernement bulgare, de la part d’un certain Bulgare qui habitait ces temps-ci les pays de l’Ouest. C’est pour la première fois que le nom du docteur en médecine Siméon Savov est mentionné officiellement. Dans les années qui suivent il s’avère que le docteur Simov travaille depuis longtemps à la collection de cartes et atlas, puisque l’histoire de Bulgarie est sa plus grande passion. Petit à petit aux cartes et aux atlas s’ajoutent des gravures et des dessins. La collection s’agrandit et parallèlement à ça le désir du docteur Savov d’organiser une exposition qui puisse montrer le destin historique de Bulgarie à travers les documents artistiques conservés en Europe de l’Ouest. Sa décision est prise un peu plus tard - de laisser tout ce trésor aux archives de l’état bulgare. Et plus de vingt ans après, cette exposition qui est en possession de la Direction Générale des Archives – une institution nationale, gardien de la mémoire bulgare, offre toujours la possibilité de rappeler aux générations contemporaines le passé de la Bulgarie et d’attirer l’intérêt aux scientifiques européens sur cette partie de l’Europe.

 

Notes biographiques du docteur Simov : né le 25 octobre à Pernik, Bulgarie. En 1957 il finit ses études supérieures de médecine à Sofia. Il commence sa carrière professionnelle à Sofia, mais il quitte le pays et pendant plus de 50 ans il vit successivement en France, puis en Allemagne avant de s’installer définitivement en Italie. Dans la réalité il n’a jamais laissé son pays natal, par contre, depuis les années 60 son amour vers la Bulgarie est devenu une passion de collectionneur.

There are no translations available.

11/01/2010 – 29/01/2010

EXPOSITION DE KONSTANTIN VALCHEV - SCULPTURES DU VERRE

« TRANSPARENCE »

 

 

Konstantin Valchev, a été formé à l’Ecole des arts appliqués de Prague, où il a étudié dans l’atelier du célèbre professeur Stanislav Libensky. L’artiste a derrière lui plus de 30 expositions en Europe et aux Etats Unis et il enseigne actuellement "l'art du verre" à La Nouvelle Université de Bulgarie à Sofia. Ses compositions abstraites sont construites à partir de formes géométriques de base (cube, cône, sphère, cylindre ou polyèdre) organisées en relation avec l'espace naturel harmonique. Hérité des découvertes artistiques du cubisme, du néoplasticisme et du Bauhaus, ce strict langage architectonique est poussé jusqu’à sa synthèse et manifeste ses qualités indigènes et ses effets. Ses œuvres sont réalisées selon une technique classique. Les travaux de Konstantin Valchev impressionnent par leur raffinement technique, mais leur charme réel se révèle à travers le pouvoir magique du verre et sa capacité à générer une infinité de lumières et de reflets. L’artiste cherche à faire un usage optimal des propriétés naturelles uniques du verre et pour cela il modélise dans de grands volumes monolithes aux surfaces parfaitement lisses. A travers cette approche ciblée, les qualités physiques du verre, la transparence, reflets, fractionnement de la lumière conjointement avec l’aspect fonctionnel acquièrent leurs propres sens artistiques, dont les compositions de Konstantin Valchev enrichissent considérablement l'expression plastique. Comme des cristaux géants, ces œuvres focalisent et décomposent simultanément, superposent et transforment, projettent ou reflètent la lumière. Et même si ces métamorphoses observées ne sont qu'une illusion, leur effet est une véritable aventure pour l'œil. Dans ce jeu visuel très réussi participe aussi la couleur utilisée avec les possibilités techniques requises par le verre. C’est avec une grande dextérité dans son rapport entre matière et technique que Konstantin Valchev démontre brillamment leurs importances dans le système d'expression de l'art contemporain.

There are no translations available.

 

21.01.2010

Des lieux et des hommes

Cycle de conférences par René Meissel, Agrégé de l’Université.

 

 

KYUSTENDIL

 

 

Après avoir évoqué les personnalités du monde des arts originaires de Kyustendil et de sa région, qui ont illustré la Bulgarie bien au-delà de ses frontières, on ne peut pas oublier dans cette ville ceux de ses habitants qui ont fait preuve d’un courage digne d’éloges au cours de la période tragique qu’ont connue la Bulgarie et l’Europe vers le milieu du siècle écoulé. En 1943, dans l’Europe dominée par Hitler, la Bulgarie était alliée à l’Allemagne. Depuis des mois, les dirigeants nazis s’impatientent : les Bulgares n’ont pas encore mis en œuvre la partie du programme de solution finale qui leur revient. Fin février, le projet de transport des Juifs bulgares vers les camps d’extermination commence à se préciser. Le 7 mars, à l’annonce que les Juifs de Kyustendil et ceux qui sont assignés à résidence dans la ville vont être rassemblés en vue de leur départ en train, des notables indignés se mobilisent malgré les pressions de tous ordres qui s’exercent sur eux et se rendent à Sofia auprès de leur député, Dimitar Pechev, vice-président de l’Assemblée Nationale et ancien ministre de la Justice, pour plaider la cause des Juifs…C’est le récit de leur démarche, de leur succès et du triste épilogue donné plus tard à leur aventure qui sera conté… Un hommage mérité.

 

There are no translations available.

23.01.2011

24.01.2011

CONCERTS DE CHAMBRES

 

Au violon – Dimitar Bourov

Au piano – Tania Pandova

Présentation – Bernard Medioni

Au programme : Jean-Marie Leclair – Sonate N°7 en Si Minor, Gabriel Fauré – Sonate N°1, Op. 13 en La Major, Camille Saint-Saëns – Havanaise Op. 83

 

 

Dimitar Bourov a commencé à jouer le violon à l’âge de six ans. Il a fait ses études secondaires spécialisées en musique au Conservatoire National de Musique de Varna dans la classe de G. Bourova et D. Raïtchev. Puis il continue ses études supérieures à l’Académie Nationale de Musique à Sofia. En faisant son début de soliste avec l’orchestre philharmonique de Varna, il continue sa carrière artistique comme soliste d’orchestre et de musique de chambre. En 1987 il a remporté le 1er prix du Concours national pour jeunes talents à Sofia. En 1988 Dimitar devient boursier de British Council pour continuer ses études à la Guildhall School of Music and Drama à Londres dans la classe du professeur Yfrah Neaman. Après avoir obtenu son diplôme il continue sa carrière comme professeur et interprète de violon et de viole. Il a enregistré récemment deux CD de musique de chambre en interprétant des sonates de Mozart, Beethoven, Grieg, Debussy, Franck et Prokofiev. Il a aussi enregistré un CD avec le London Mozart Trio qui a été nominé comme CD du mois par un Revue de musique classique. Il s’est produit avec succès en France, Allemagne, Finlande, Hongrie, Turquie, dans les pays de l’Est et régulièrement en Bulgarie.

Страница 6 от 6